Focaccia à l’huile d’olive : j’ai refait la recette bien moelleuse d’une grand-mère italienne

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Il y a des recettes qui sentent tout de suite la cuisine d’une grand-mère. La focaccia à l’huile d’olive en fait partie. Dès qu’elle sort du four, avec sa croûte dorée et sa mie moelleuse, on comprend pourquoi elle fait autant envie en Italie.

Et le plus beau, c’est qu’elle paraît simple. Pourtant, quelques gestes changent tout. Une pâte bien reposée, une bonne huile, un peu de patience. Et soudain, vous obtenez une focaccia bien gonflée, tendre au centre, presque irrésistible.

Pourquoi la focaccia italienne plaît autant

La focaccia n’est pas juste un pain plat. C’est un vrai moment de plaisir. En Italie, on la mange en encas, à l’apéro, dans la rue, ou même à table à la place du pain.

Sa force, c’est son contraste. En surface, elle est légèrement croustillante. À l’intérieur, elle reste fondante, presque aérienne. Et puis il y a ce parfum d’huile d’olive extra-vierge qui donne tout son caractère à la recette.

On peut la garder nature, avec du romarin et du gros sel. On peut aussi la garnir de tomates, d’oignons confits, de fromage ou même de jambon cru. C’est une base simple, mais très généreuse.

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Quand il fait froid dehors, il y a des recettes qui tombent juste. Ces croquettes de chou-fleur dorées au four en font clairement partie. Elles sont simples, rapides et surtout très gourmandes. Le genre de bouchées qui disparaissent avant même que l’on ait le temps de dire « servez-vous ».Pourquoi... Lire la suite

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Les ingrédients de la vraie focaccia moelleuse

Pour réussir cette recette, mieux vaut respecter les quantités. C’est ce qui donne la bonne texture, ni trop sèche ni trop lourde.

  • 500 g de farine riche en protéines, type farine spéciale pain ou pizza
  • 380 g d’eau tiède
  • 2 g de levure boulangère instantanée
  • 10 g de sel fin
  • 10 g de miel
  • 65 g d’huile d’olive extra-vierge
  • Gros sel, selon votre goût
  • Quelques branches de romarin frais

La farine compte beaucoup. Une farine forte en protéines aide la pâte à devenir plus souple et plus belle après la levée. Et l’huile d’olive, elle, apporte cette sensation moelleuse qui fait toute la différence.

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La recette de la focaccia de grand-mère italienne

Commencez par verser la farine et la levure dans un grand saladier. Mélangez rapidement pour bien répartir la levure.

Dans un autre récipient, faites fondre le miel dans l’eau tiède. Versez ce mélange dans la farine. Mélangez à la spatule jusqu’à ce que la pâte commence à se former.

Ajoutez ensuite 40 g d’huile d’olive et le sel. Pétrissez à la main pendant quelques minutes. La pâte peut sembler collante au début. C’est normal. Elle va devenir plus souple au repos.

Laissez reposer 20 minutes. Puis réalisez trois séries de rabats. Faites 4 rabats à chaque fois, avec un intervalle de 20 minutes entre chaque série. Répétez ce geste encore deux fois si possible. Ce petit effort donne une pâte plus légère et plus aérée.

Ensuite, couvrez bien le saladier et placez-le au réfrigérateur pendant 18 heures minimum. C’est long, oui. Mais c’est là que la magie opère. La pâte développe son goût, sa souplesse et sa belle structure.

Le lendemain, huilez un plat allant au four d’environ 33 x 24 cm. Déposez la pâte dedans. Ajoutez encore un filet d’huile d’olive, environ 10 g. Tapotez doucement la pâte du bout des doigts pour l’étaler un peu.

Laissez lever encore 2 heures à température ambiante. La pâte doit reprendre du volume et devenir bien gonflée.

Préchauffez le four à 200 °C. Ajoutez les 15 g d’huile d’olive restants. Faites les petits trous typiques de la focaccia avec les doigts. Parsemez de gros sel et de romarin frais.

Enfournez pour 23 à 25 minutes. La surface doit être bien dorée, avec une belle odeur de pain chaud et d’huile d’olive.

Les secrets pour une focaccia vraiment parfaite

La première règle, c’est de ne pas se presser. Une focaccia rapide peut dépanner. Mais une focaccia reposée a bien plus de goût. Le froid aide la pâte à se structurer et à devenir plus légère.

La deuxième règle, c’est de bien couvrir la pâte. Si l’air passe, elle sèche. Et une croûte se forme trop tôt. Film alimentaire ou couvercle bien ajusté, c’est essentiel.

La troisième règle, c’est l’huile. Il ne faut pas en avoir peur. Elle nourrit la pâte, aide à former une belle croûte et donne ce fondant si agréable en bouche.

Enfin, soyez doux avec la pâte. Pas besoin de l’écraser. Il faut la guider, la laisser respirer, puis la laisser faire son travail. C’est un peu comme avec une bonne pâte à brioche. La patience paye toujours.

Avec quoi servir cette focaccia maison

Cette focaccia italienne se suffit presque à elle-même. Tiède, avec un peu de romarin, elle disparaît vite sur la table. Mais vous pouvez aussi la servir avec une soupe, une salade ou un plateau de fromages.

Pour un apéritif, coupez-la en carrés. Servez-la avec des tomates cerises, des olives ou une crème de légumes. Pour un repas simple, elle remplace très bien le pain. Et pour un goûter salé, elle fait des merveilles avec quelques tranches de mozzarella ou de jambon cru.

Si vous voulez varier, ajoutez avant cuisson quelques tomates cerises, des oignons fondants ou des morceaux d’olives noires. La base reste la même. Le plaisir, lui, change à chaque fois.

Au fond, cette recette a quelque chose de rassurant. Elle demande du temps, mais pas de technique compliquée. Et quand vous sortez le plat du four, vous avez vraiment l’impression d’avoir ramené un petit bout d’Italie à la maison.

Alors oui, il faut patienter. Mais la première bouchée vaut largement l’attente.

Fabien Henry
Fabien Henry

Je travaille sur la restauration et les produits italiens depuis Lyon apres un BTS hotellerie-restauration obtenu a l'Institut Paul Bocuse. J'ecris surtout sur les tables de quartier, les cartes bien pensees et l'actualite culinaire. J'aime les choses nettes dans l'assiette comme dans les mots.

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